vivre-la-foi-agenda-727x412L’Evangile de ce jour pourtant nous invite à vivre un chemin d’introspection. Oh certainement pas pour nous mettre à nous culpabiliser car nous ne sommes pas parfaits, que Dieu soit-disant attendrait encore plus et mieux de nous. Non, cette théologie là est heureusement complètement dépassée. Par contre, Jésus nous convie à ce chemin de vérité. Suis-je en accord avec moi-même ? Suis-je juste dans mes relations, dans mes paroles ? Suis-je apôtre de Dieu par le témoignage de ma vie dont mes pensées, mes actes traduisent la foi qui m’habite ? Les réponses à ses différentes questions sont essentielles pour la transmission de la foi. Si celle-ci se transmet par contagion, il ne s’agit plus de beaux discours, de belles affirmations sans lendemain. Non la foi devient plutôt une manière d’être et de vivre. A ces questions, je ne puis répondre à votre place. Donnons-nous alors le temps d’envoyer notre réponse à Dieu. C’est une affaire personnelle entre Lui et chacune et chacun de nous.

 

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Frères, j’aimerais tellement vous voir libres!

ob_9734ea_attachement-au-seigneurSœurs et frères bien-aimés en ce dernier dimanche du mois ou nous retrouvons désormais les familles pour répondre à la dynamique pastorale que nous propose notre curé à la suite d’Ecclesiam 2020, pas sûr que ce soit les soucis familiaux qui feraient que Paul s’exclamerait ainsi s’il nous parlait aujourd’hui. Regardons plutôt ce qui nous fait souci, ce qui nous rend esclaves, ce qui ferait que, plein de sollicitude, Paul aimerait tellement nous voir libres.

 

Unknown-1Ce dimanche, la parole biblique qui est proposée nous montre que : Jésus passe et tous les hommes sont frères.

Statistiquement, lorsque vous vous promenez le long d’un lac ou en quelque lieu que ce soit, vous avez peu de chances de tomber coup sur coup sur des frères. Jésus passe le long du lac, et il rencontre Simon et André, un peu plus loin Jacques et Jean. Non seulement Jésus croise des frères, mais il ne croise personne d’autre. Au bord de ce lac, il n’y a que des frères !

 

Nos yeux regardent

Jésus,
Seigneur Jésus,
Que nous puissions voir dans la foi, voir, Te voir !

Sans cesse dans Ton église, redécouvrir Ta présence,
Devenir tes témoins qui proclameront à nos frères et sœurs en humanité, aussi résolument que le disciple et apôtre André :
Oui, Seigneur, oui nous avons trouvé le Messie,
Et nous l’annonçons au monde entier !

DANA20180114-600x600.jpgJesus,

Lord Jesus,

May we see in faith, see, see you!

Constantly in Your church, rediscover Your presence,

Become your witnesses who will proclaim to our brothers and sisters in humanity, as resolutely as the disciple and apostle Andrew:

Yes, Lord, yes we found the Messiah,

And we announce it to the whole world!

 

Jézi

Bondyé ki Jézi,

Fè nou wè adan la fwa, ouvè zié nou pou nou sa wè’w !

Andan tout okazion andidan Légliz ou a, ridékouvè prézans ou

Fè nou témoigné ba-ou obo tout frè tout sè lanliron latè

épi menm fos pawol ki André zapot-ou ek disip-ou :

Wi, Bondyé, wi nou touvè tala yo kriyé Mési-a,

é nou ka fè pliblikation ba tout latè

Sœurs et frères, le temps de l’Eglise, que l’on dit « ordinaire » vient de reprendre. En mémoire de celui qui est « venu chez les siens», il nous revient d’aller à la rencontre tout d’abor du migrant que nous somment puis des autres de tous les migrant là où ils sont. A ceux qui manquent, il y aura – par nous –  quelque chose à donner. A travers nos bienveillances, chacun existera pour lui comme s’il était le seul.

En nous, disait Madeleine Delbrêl, le Sacrement de son Amour s’opère. Nous nous lions à Dieu avec toute la force de notre obscure foi ; nous nous lions à ceux que nous rencontrons avec la force de ce cœur qui bat pour Lui. Nous aimons Dieu, nous aimons ceux que la vie nous fait rencontrer, « pour qu’une seule chose soit faite avec nous tous». Nous devenons la charnière de la grâce.

AMEN

SE SA MWEN

AINSI SOIT-IL !

Lévi ou l’appel à se vider de soi-même

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Jésus n’a pas froid aux yeux, ne manque pas d’audace en envisageant amoureusement cet homme détesté de tous, qui était tout œil pour l’argent. Qui avait un œil malsain sur l’argent. Avant de le voir bon ou mauvais,  Jésus perçoit, cachée en lui, une beauté humaine qui fait sens. Toute vie, écrit Lytta Basset (1) , porte en elle un poids de sens. Jésus devine que dort en Lévi le désir d’une autre manière de vivre. Cette attitude de Jésus est la nôtre. Notre mission. C’est le tournant missionnaire à prendre.

(1) Basset, Lytta, Guérir du malheur, Spiritualité vivantes, Albin Michel, 1999  p. 121

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