Mercredi 32e Semaine Ordinaire

Unknown.jpegL’Evangile pour aujourd’hui nous propose une histoire en trois actes. Trois actes qui ont chacun leur importance dans l’histoire du salut de ces hommes, les dix lépreux. Et par extension, bien sûr aussi, dans l’histoire du salut de chacun d’entre nous. Toute bonne pièce de théâtre, si vous me permettez cette comparaison audacieuse, car ni Dieu ni Jésus ne jouent la comédie. Mais, dans toute pièce de théâtre il y a le décor. Plantons-le, si vous le voulez bien.

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32e Dimanche Ordinaire

 

imagesSœurs et frères, Jésus a vanté le don de la pauvre veuve. Mais si nous réfléchissons un peu, nous nous apercevrons qu’en fait, Jésus en fait autant dans l’Eucharistie. En effet, dans le Sacrement de l’Eucharistie ou vous êtes rassemblé ce matin encore, un fois de plus je l’espère avec beaucoup de joie, Jésus nous donne en apparence quelque chose d’assez banal : un petit morceau de pain, quelques goûtes de vin. Mais en réalité, Jésus dans l’Eucharistie, nous donne tout ce qu’il est et tout ce qu’il a : il donne sa vie à chaque Eucharistie.

Sœurs et frères, Jésus nous invite donc aujourd’hui à imiter la pauvre veuve de l’évangile en donnant au Seigneur le peu que nous avons en disant cette prière : « Seigneur, je suis faible et pauvre mais je t’offre ma vie et tout ce que je suis. » Alors le Seigneur nous dira la même chose qu’il a dite de la veuve : « elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Alors nous pourrons être assurés que nous aimons Dieu et notre prochain en esprit et vérité.

 

Mercredi 31e Semaine

Unknown.jpegPar deux petites paraboles, celle de l’homme qui veut bâtir une tour et celle du roi qui part en guerre, Jésus nous demande ensuite d’ajuster nos ambitions au niveau de nos moyens. Avec les mots de la sagesse populaire nous pourrions direque gouverner, c’est prévoir. Ce qui signifierait peut-être pour nous qu’être adulte, assumer, c’est peser les conséquences de ses actes et agir de manière responsable.

 

31e Dimanche Ordinaire

images-1.jpegFrères et sœurs, mes amis, reconnaissons-le, voilà deux commandements qui nous bousculent tous et chacun, dans nos choix, nos priorités, nos discours et nos actes : mettre Dieu à la première place dans sa vie et aimer son prochain comme on s’aime soi-même, c’est-à dire en le respectant tel qu’il est, avec son vécu, ses fragilités ses échecs, sa différence… et pas seulement le respecter mais aussi nous mettre à son service, au service de son bonheur.

Pour rendre ses paroles crédibles, Jésus est allé jusqu’au bout de l’amour, en donnant sa vie sur la croix… après nous avoir dit la veille de sa mort : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses  amis. » La Résurrection de Jésus, c’est la victoire de l’amour de Dieu inscrite à jamais dans l’histoire des hommes. Etre disciple du Ressuscité, c’est choisir de poursuivre cette aventure d’amour. Notre monde n’a peut-être jamais eu autant besoin de témoins courageux et contagieux du mystère de la Résurrection qu’à notre époque.

 

Fidèles Défunts

Unknown.jpegL’heure n’est pas à la mort, mais résolument à la vie. Celle de l’au-delà, dont nous ne savons rien si ce n’est en espérance. Et celle de maintenant, qui n’est autre que la même, mais vécue dans le quotidien de nos jours.

Et d’ici à ailleurs, de maintenant à plus tard, se dessinent alors de nouvelles solidarités, des liens nouveaux entre nous et ceux que nous avons connus et qui sont partis. Leur voix, leur odeur, leurs habitudes, leur caractère, leur présence nous manquent. Et la tristesse nous envahie parfois, nous remémorant les bons moments passés ensemble. Mais nous sentons au fond de nous que de nouvelles présences se créent, au-delà du visible et du sensible. Il y a nos souvenirs, mais ils ne sont pas tout. Il y a plus…

 

 

Fête de la Toussaint

UnknownLa sainteté est le chemin qui perce l’énigme et indique Dieu. Elle confesse en acte la lumière déjà présente au bout de la nuit, au cœur de la nuit. Nous sommes convoqués à la conversion, à nous tourner vers une vie que nous ne pouvons vivre autrement qu’à espérer la fin de la nuit, des pleurs, des souffrances et violences. La sainteté est comme le cran-d’arrêt à l’emprise du mal. Elle est transformation de la manière de penser pour apprendre à compter sur les autres et ainsi compter sur Dieu. La sainteté n’est nullement la perfection, mais la reconnaissance de ce que, n’étant pas parfaits, seule la grâce, le don, la gratuité des autres, ou la gratuité elle-même, la grâce même, Dieu, vainc le mal et console définitivement.

25e Dimanche Ordinaire

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Sublime texte éminemment au couleur de l’Évangile qui dénonce l’absurde de notre société. Eh bien Ça frères et sœurs, c’est le monde des adultes, du vieil homme, des grandes personnes, de celles qui se prennent pour Dieu, celles qui ont pris leur conversion un jour du temps et qui se croient arrivées, voir parvenues.

 Alors, puisque Jésus, aujourd’hui, vient au milieu de nous comme un enfant, comme un enfant qui s’est fait serviteur, esclave, jusqu’à être détruit par les grands, jusqu’à être mis à mort par tous ceux qui n’acceptaient pas ce retour à l’enfance, que cette pré­sence du Christ nous rappelle, à nous aussi, ce à quoi nous sommes destinés, ce à quoi nous sommes appe­lés, dés aujourd’hui. Et si notre désir de conversion, si notre espérance, si notre capacité d’émerveillement n’arrive pas, à cause de notre paresse ou de notre fai­blesse, à se laisser rajeunir par la grâce du Fils Bien-Aimé, alors, il ne nous reste qu’une seule chose à faire : demander à Dieu d’avoir pitié de notre âme de vieil­lard.

24e Dimanche Ordinaire B

UnknownJe sais ce que tu vas me dire dans un élan de fausse humilité : le seul qui mérite les applaudissements, c’est Jésus. À Lui seul revient la gloire. Oui ! Par contre Lui, Il n’aime rien de plus que de partager sa gloire. Il l’a dit lui-même : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. » Jn 14

Mercredi 23e Semaine Ordinaire

UnknownLes béatitudes nous font mal. On a beaucoup de difficulté à les dire parce qu’elles nous condamnent. Et elles nous condamnent parce que nous les vivons très peu. Cela nous pose une des questions redoutables quel groupe humain, quelle société, quel régime a eu le courage un jour, de prendre les béatitudes comme loi ? Ce serait trop beau. Quel homme vit les béatitudes jusqu’au bout ? alors qu’au contraire nous voyons que les rapports avec les hommes sont faits de force et de violence, et que la brutalité les marque de plus en plus. Saint Luc ne préconise pas la misère, ni l’affliction, ni la faim, mais il les préfère à leurs contraires, si ceux-ci peuvent nous égarer.

 

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