Mercredi 15e Semaine Ordinaire

UnknownFaites ce que je dis, mais ne prenez pas exemple sur moi. Je vous l’avais dit : C’était le piège de cette prédication. Peut-être même que comprendre ce que je viens de vous dire n’a finalement aucune espèce d’importance car cela reste toujours un beau discours théologique une belle homélie. Et les belles homélies de sauvent pas forcément, Dieu seul sauve, alors pour être clair avec vous ce matin, présentement comme disent les canadiens : une Seule chose compte : vous laisser toucher par la grâce.

Publicités

15e Dimanche Ordinaire B

imagesSœurs et frères, l’habit du mendiant est la tenue des missionnaires qui dans leur indigence ne peuvent se prendre pour des parfaits et doivent recourir à la ruse. Ils annoncent une Parole qu’eux-mêmes n’écoutent guère : « Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas.». Il faut ruser. Ils annoncent une Parole puissante, et il faut ruser pour ne pas se croire puissant.

Enfin, l’habit du mendiant oblige aussi à recevoir. Ainsi, les missionnaires ouvrent-ils le cœur de qui les accueille. Celui qui s’arrête sur le sort du mendiant est déjà ouvert à l’écoute. Une Parole de Dieu pourra être accueillie. Il est des gens, les plus pauvres aussi, qui sont disposés à tendre la main à celui qui n’a rien. Cette main tendue est une main saisie.

Saisi par celui qui n’a rien et tend la main, l’homme soucieux de son frère peut entendre une Bonne Nouvelle. Tu tends la main à ton frère, Dieu saisit la tienne. Quand ton frère saisit ta main qui lui donne ce que sa main tendue attendait, c’est Dieu qui te rattrape et te saisit. Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont les miens, c’est à moi que vous l’avez fait.

Homélie 14e Dimanche Ordinaire B

imagesNous avons-nous aussi peut-être une écharde dans la chair, c’est-à-dire au plus profond de notre être, ce que nous appellerions aujourd’hui la conscience. Il faut, je le redis, relire Dostoïevski, Crime et châtimentLes frères KaramazovL’Idiot, etc. Bonnes lectures de vacances. L’écharde dans la chair, c’est notre histoire avec le mal, notre pacte avec le mal, ce poids sur la conscience. Même le vocabulaire de la conscience demeure matériel et sensible, un poids dit-on.

Nativité de St Jean Baptiste

UnknownCet Evangile de la naissance de Jean est là vous le voyez avec toute sa charge symbolique pour nous aider à traverser ces étapes initiatiques.

Mettre au monde Jean, dans notre aujourd’hui, c’est quelque part passer de la piété à la foi, passer de nous aimer à travers les autres, à travers Dieu, à aimer les autres d’une manière de plus en plus libre, à travers ce que nous sommes en vérité et non pas ce que nous voudrions être ou ce que nous pensons être. Que la figure de Zacharie nous aide dans ce travail d’engendrement.

Homélie Vendredi 11e Semaine

image.pngLe trésor enfin : qu’est-ce que c’est que ton trésor ? Eh bien ton trésor, c’est ta sécurité, c’est ton assurance, c’est ta pomme pour la soif, c’est là que tu vas puiser quand tu viendrais à manquer.  C’est quoi ton trésor ? Aujourd’hui ? Qu’est-ce qui te permet aujourd’hui de vivre sereinement ? ton 2ème pilier ? Ta maison pour tes vieux jours ? Tes enfants ? Tes amis? Tes talents ou tes ressources personnelles ? Ton Bac, ta Licence ton Doctorat ? C’est quoi ton trésor ? Ta confiance en Dieu ? Tes expériences de vie avec Lui qui t’ancrent dans une espérance indestructible ?
Pour savoir si ton trésor est sur la terre ou dans le ciel, il y a un moyen très simple : C’est l’énergie que tu mets pour le constituer ce trésor. C’est le souci qu’il te donne ce trésor. Si ton trésor de donne du tracas, du souci, des angoisses ou une dépense irraisonnée d’énergie, c’est qu’il est sur la terre ton trésor.

11eme Dimanche Ordinaire B

Unknown.jpeg« Qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. » Frères et sœurs bien-aimé, ce matin en me levant, puisque je de­vais prêcher, j’étais confronté à cette Parole. Je me suis dit : « en définitive, que je dorme ou que je me lève la semence grandit et je ne sais comment. » Puis­qu’il est de bon ton de faire un peu son auto-analyse, je me suis confronté pas simplement à moi-même, mais à la Parole de Dieu pour qu’il y ait quelqu’un en face qui puisse me dire quelque chose d’objectif, et je suis arrivé à la conclusion suivante : « que je prêche ou que je ne prêche pas, peu importe, la semence grandit. » D’ail­leurs si j’en étais à quantifier la répercussion que mes prédications, à plus forte raison celles de mes autres confrères, ont eue sur vous ou sur d’autres, cela n’aurait pas grand intérêt parce que plus d’une fois, c’est un secret, je vous l’avoue, mais vous ne le direz pas, on a l’impression de parler dans le vide, et d’ailleurs vouloir connaître les fruits c’est se croire indispensable. Donc que je dorme, que je me lève, qu’il parle ou qu’il ne parle pas, la semence grandit et je ne sais comment.

90 ans Fête de Paroisse des Terres St Ville St Antoine de Padoue

35348621_120844215479545_8300960099879354368_n.jpgChers amis Rendre grâce pour les 90 ans de fondations de votre communauté paroissiale pour le signe que saint Antoine de Padoue votre Saint patron a donné à travers sa vie, c’est reconnaître que l’annonce de l’Evangile dans laquelle il était particulièrement efficace par sa prédication, était étroitement liée à la conversion de sa vie.(Question êtes-vous une communauté qui évangélise en annonçant la Parole ? Êtes-vous une communauté ou la Conversion est visible ? Sur qui vous appuyez-vous sur le Christ ou les clans de chapelles ?) On ne peut pas témoigner que le Christ est le premier dans notre vie, on ne peut pas témoigner que le Christ est le fondement de tout bonheur humain, on ne peut pas témoigner que le Christ est la racine de toute activité si nous nous appuyons sur autre chose ou sur quelqu’un d’autre que le Christ. Ainsi, chacun et chacune d’entre nous, nous avons des conditions de vie, des contraintes, des devoirs, des charges, des missions à accomplir qui ne nous permettent pas de tout jeter par la fenêtre et de partir en sandales et en robe de bure. Ce n’est pas cela que Dieu nous demande. Cependant : Il nous demande de revenir au cœur de la foi, de chercher toujours, à travers ce que nous faisons, à travers les événements de notre vie, comment la volonté de Dieu se manifeste et s’exprime pour nous, de chercher toujours comment la Parole de Dieu est la première lumière à laquelle nous nous référons pour comprendre notre existence et pour l’orienter.

10e Dimanche Ordinaire B

imagesJésus ne se barricade pas derrière une loi pour se protéger. Sa notoriété ne repose pas sur ses origines. Il n’a aucune résidence officielle ni garde du corps pour le protéger. On sent qu’il est un  homme libre, libéré de tout pouvoir politique, économique, religieux. Il réforme ce qui est déformé (François, discours à la curie, 2016).

La foule pressent que Jésus ne désire aucunement usurper le pouvoir des autres. Il s’enfuit au désert quand on veut lui en donner. Elle pressent que cet homme n’a aucune prétention de se voir paré d’une couronne de pierres précieuses, qu’il ne cherche pas à s’élever au-dessus des autres, encore moins à s’asseoir sur un trône de gloire. Il n’écrase personne sous des lois. Pourtant, il trouble les Hérode de son temps et tout Jérusalem (Mt 2,3).

Fête du saint Sacrement

Unknown.jpegCette réflexion du pape François lors d’une audience récente est belle (4/4/18) : quand je sors de la messe je dois sortir meilleur que je suis entré avec davantage de vie, davantage d’énergie pour témoigner de Jésus. Sortir meilleur parce que je sors en «christophore».

Questions : avons-nous encore de l’émerveillement pour ce pain ? Avons-nous les yeux ouverts sur l’émerveillement d’un Dieu qui se donne en nourriture ?  Marc nous dit au verset suivant notre évangile que Pierre ne s’est pas toujours tenu en état d’émerveillement. Savons-nous avec émerveillement faire cela en mémoire de moi ? Je dépose ces questions dans la corbeille de vos cœurs où se trouve mélangée toute vie de foi.

De Dimanche en Dimanche, d’Eucharistie en Eucharistie, nous nous transformons en corps du Christ, en un Corps qui peut, lui aussi, se briser pour l’autre, se rompre et s’offrir en culte véritable au Dieu vivant, en faisant sa volonté jusqu’au bout : nous pouvons alors être libres d’aimer notre prochain, de pardonner, de servir.

 

Notre Dame de la Visitation

imageAujourd’hui plus que jamais, laissons-nous visiter. Forts de cette conviction que nous sommes aimés de Dieu, marchons sans nous arrêter à mi-chemin, marchons malgré les inévitables croix de la  route, marchons pour arriver à rencontrer Jésus dans les autres, pour leur manifester affection et tendresse, et la  joie que nous avons, d’avoir été visités par Dieu. Comment manifester cette joie ? En accomplissant des gestes de Miséricorde, de compassion, de respect.

%d blogueurs aiment cette page :